Sobriété foncière dans les zones d’activités : quels leviers pour passer à l’action ?

Dans son article publié par Éclairage – Caisse des Dépôts, Gwenael Boidin propose quatre actions pour faire de l’aménagement économique un levier de sobriété foncière :
→ Objectiver le parc économique existant : occupation, vacance, capacités de densification et de mutation.
→ Construire une stratégie de filières et d’emplois, articulée aux compétences du territoire.
→ Mieux qualifier les demandes d’implantation selon leur contribution au projet économique territorial.
→ Mobiliser les outils de requalification pour organiser la transformation du parc existant.

Entre le constat d’une sous-occupation et la densification effective d’une parcelle, le chemin est long et complexe : il faut préserver le fonctionnement des entreprises présentes, mobiliser les propriétaires fonciers et construire un projet économiquement viable pour chacun. Par ailleurs, une stratégie de filières ne garantit pas, à elle seule, un usage plus sobre du foncier. Elle doit se traduire par des choix concrets d’organisation spatiale, de mutualisation et d’évolution des parcelles et des bâtiments. Pour prolonger ces orientations, deux actions me semblent indispensables.

deux actions complémentaires me semblent nécessaires:

🔑 Conserver la maîtrise foncière dans la durée
Lorsqu’une collectivité ou un opérateur maîtrise le foncier, sa cession définitive mérite d’être interrogée. Conserver la propriété du sol permet de préserver une capacité d’action sur le devenir des sites.
Le bail à construction et le bail réel solidaire d’activité porté par un organisme de foncier solidaire sont des outils à examiner selon les projets. Leur intérêt dépend aussi des conditions d’évolution du bâti, de transmission des droits et de renouvellement des occupations. Cette maîtrise foncière doit donc s’accompagner d’une stratégie de gestion et de moyens pour la mettre en œuvre.

📐 Concevoir un parcellaire plus fin et organiser son évolution
Évitons les grands lots surdimensionnés lorsque les besoins des entreprises ne les justifient pas. Un parcellaire plus fin, divisible ou regroupable, permet d’ajuster les surfaces et de faciliter la transformation d’une partie du site.
Cette souplesse se prépare dès la conception, grâce à des fiches de lots prescriptives et un suivi des projets : implantation des bâtiments, accès, réseaux, stationnements, aires de livraison et espaces techniques doivent être pensés pour permettre des évolutions et des mutualisations futures.

Une trame parcellaire adaptable, adossée à une maîtrise foncière durable : ces deux leviers doivent être pensés ensemble.

Chez Palimpseste urbain nous accompagnons les collectivités et les aménageurs dans la densification, la requalification et la valorisation de leurs ZAE, ainsi que dans la conception d’extensions sobres et évolutives.

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